La Symphonie n° 7, l’une des plus populaires du corpus beethovénien, a définitivement délaissé le style classique. Ample et vigoureuse, elle exhale une stimulante frénésie, excepté dans l’inoubliable « Allegretto » aux allures de marche funèbre. Contrairement aux territoires germaniques, la France du XIXe siècle ne compte guère de symphonies. Gounod s’y essaye sur les conseils de Mendelssohn. Sa Deuxième symphonie, très personnelle, intègre des échos du célèbre Faust, tandis que de nombreux passages laissent entrevoir l’ombre de Beethoven. Sous la baguette de Thomas Hengelbrock, l’Orchestre de chambre de Paris joue cette partition trop rarement interprétée.